L'histoire
Le soir où l'on cherche un avocat sans le savoir
Quand on reçoit sa lettre de licenciement, on ne pense pas tout de suite « il me faut un avocat ». On pense « en avaient-ils le droit ? », « à quelle indemnité puis-je prétendre ? », « combien de temps pour contester ? ». Et on tape ça dans Google, souvent le soir, seul.
C'est à cet instant qu'un cabinet gagne ou perd un futur client. Pas sur la requête « avocat droit du travail », mais sur la vraie question, celle qui angoisse. Ce cabinet nîmois, reconnu dans sa région, y était pourtant invisible : en page 3 en moyenne (31e position), là où presque personne ne va.
Le déclic
Répondre à la question, avant de proposer le rendez-vous
On aurait pu marteler « cabinet expérimenté, spécialiste des prud'hommes ». Le souci, c'est que personne ne tape ça dans Google.
Nous avons fait l'inverse. On a placé le cabinet exactement là où le salarié posait sa question, avec une réponse claire, juste, qui faisait retomber l'angoisse. Celui qui venait d'apprendre un licenciement pour faute grave trouvait une explication de ses droits et de ses délais. Avant même de décrocher son téléphone, il s'était dit : « eux, ils savent. »
La méthode
Comment on s'y est pris
D'abord, mesurer ce que cherchaient vraiment les salariés
Avant d'écrire la moindre ligne, on a cartographié les moments où quelqu'un avait besoin de ce cabinet sans encore le savoir. En droit du travail, l'univers du licenciement écrasait tout le reste. Et on a surtout regardé ce que chaque requête valait :
| Mot-clé | Recherches / mois | Prix du clic en pub |
|---|---|---|
| licenciement | 74 000 | 0,43 € |
| indemnité de licenciement | 18 100 | 0,34 € |
| licenciement pour faute grave | 18 100 | 0,16 € |
| avocat droit du travail | 14 800 | 4,38 € |
| avocat droit du travail à Nîmes | 390 | 5,97 € |
Le contraste a guidé toute la stratégie : d'un côté, des dizaines de milliers de questions par mois à quelques centimes le clic. De l'autre, une poignée de requêtes « avocat », rares et facturées jusqu'à 6 € le clic, que tout le monde se disputait.
Choisir ses batailles
On n'a donc pas visé « avocat droit du travail à Nîmes » en premier. On a d'abord installé l'autorité du cabinet sur les questions à fort volume, comme la contestation d'un licenciement ou la rupture abusive en période d'essai.
Et il s'est passé ce qu'on espérait, sans pouvoir le garantir au départ : à force de bien répondre, le cabinet est remonté en première page sur « avocat droit du travail à Nîmes » aussi, sans campagne dédiée. La requête la plus chère du tableau, gagnée par ricochet.
Construire, question après question
Chaque grand sujet a reçu un guide de référence, entouré d'articles qui traitaient chaque situation précise, le tout relié pour que Google comprenne que le cabinet faisait autorité. Voici un extrait de la cartographie construite autour de la contestation du licenciement, avec la position obtenue sur chaque question :
- Quel délai pour contester ?pos 5,6
- Réintégration après licenciementpos 2,9
- Faute grave : les conséquencespos 5,1
- Licenciement pour inaptitudepos 8,4
- Négocier un départ pour motif personnelpos 6,8
- La lettre de contestationpos 8,4
En coulisses, nos outils suivaient chaque semaine quelles questions montaient et où un concurrent laissait une place. Ce qui a fait la différence sur seize mois tient moins au talent d'écriture qu'à quelque chose qu'on sous-estime souvent au départ : la constance. Publier, ajuster, relier, mois après mois.
Ce que ça a donné dans le temps
Le trafic a grimpé mois après mois, comme le montre la courbe plus haut, et il est resté. Les demandes ont suivi le même chemin : formulaire, prises de rendez-vous et simulateur sont passés de 54 à 133 sur la période, des contacts qui arrivaient déjà informés, souvent déjà décidés.

