Étude de cas · SEO

Comment ce cabinet de droit du travail a multiplié ses demandes par 2,5 ?

Un licenciement tombe rarement au bon moment. Et le premier réflexe d'un salarié, ce n'est pas d'appeler un avocat : c'est de taper sa situation sur Google, le soir, la boule au ventre. Voici comment un cabinet nîmois est devenu la réponse qui s'affiche à ce moment-là.

Droit du travail · Nîmes · SEO · 16 mois

Performance Google Search Console : clics et impressions sur 16 mois
Clics Google mensuels sur 16 mois (avril 2025 à juillet 2026), tracés depuis les données Search Console du cabinet. Identité masquée.
54 → 133demandes de contact reçues
31 → 11de position moyenne sur ses sujets
+396%de mots-clés dans le top 3

L'histoire

Le soir où l'on cherche un avocat sans le savoir

Quand on reçoit sa lettre de licenciement, on ne pense pas tout de suite « il me faut un avocat ». On pense « en avaient-ils le droit ? », « à quelle indemnité puis-je prétendre ? », « combien de temps pour contester ? ». Et on tape ça dans Google, souvent le soir, seul.

C'est à cet instant qu'un cabinet gagne ou perd un futur client. Pas sur la requête « avocat droit du travail », mais sur la vraie question, celle qui angoisse. Ce cabinet nîmois, reconnu dans sa région, y était pourtant invisible : en page 3 en moyenne (31e position), là où presque personne ne va.


Le déclic

Répondre à la question, avant de proposer le rendez-vous

On aurait pu marteler « cabinet expérimenté, spécialiste des prud'hommes ». Le souci, c'est que personne ne tape ça dans Google.

Nous avons fait l'inverse. On a placé le cabinet exactement là où le salarié posait sa question, avec une réponse claire, juste, qui faisait retomber l'angoisse. Celui qui venait d'apprendre un licenciement pour faute grave trouvait une explication de ses droits et de ses délais. Avant même de décrocher son téléphone, il s'était dit : « eux, ils savent. »


La méthode

Comment on s'y est pris

D'abord, mesurer ce que cherchaient vraiment les salariés

Avant d'écrire la moindre ligne, on a cartographié les moments où quelqu'un avait besoin de ce cabinet sans encore le savoir. En droit du travail, l'univers du licenciement écrasait tout le reste. Et on a surtout regardé ce que chaque requête valait :

Mot-cléRecherches / moisPrix du clic en pub
licenciement74 0000,43 €
indemnité de licenciement18 1000,34 €
licenciement pour faute grave18 1000,16 €
avocat droit du travail14 8004,38 €
avocat droit du travail à Nîmes3905,97 €

Le contraste a guidé toute la stratégie : d'un côté, des dizaines de milliers de questions par mois à quelques centimes le clic. De l'autre, une poignée de requêtes « avocat », rares et facturées jusqu'à 6 € le clic, que tout le monde se disputait.

Choisir ses batailles

On n'a donc pas visé « avocat droit du travail à Nîmes » en premier. On a d'abord installé l'autorité du cabinet sur les questions à fort volume, comme la contestation d'un licenciement ou la rupture abusive en période d'essai.

Et il s'est passé ce qu'on espérait, sans pouvoir le garantir au départ : à force de bien répondre, le cabinet est remonté en première page sur « avocat droit du travail à Nîmes » aussi, sans campagne dédiée. La requête la plus chère du tableau, gagnée par ricochet.

Construire, question après question

Chaque grand sujet a reçu un guide de référence, entouré d'articles qui traitaient chaque situation précise, le tout relié pour que Google comprenne que le cabinet faisait autorité. Voici un extrait de la cartographie construite autour de la contestation du licenciement, avec la position obtenue sur chaque question :

Cartographie éditoriale du cabinet · extrait
Article mèreContester son licenciement : le guide de référence
  • Quel délai pour contester ?pos 5,6
  • Réintégration après licenciementpos 2,9
  • Faute grave : les conséquencespos 5,1
  • Licenciement pour inaptitudepos 8,4
  • Négocier un départ pour motif personnelpos 6,8
  • La lettre de contestationpos 8,4
Deux autres univers ont été construits de la même façon
Positions moyennes constatées sur Google (Search Console du cabinet, identité masquée).

En coulisses, nos outils suivaient chaque semaine quelles questions montaient et où un concurrent laissait une place. Ce qui a fait la différence sur seize mois tient moins au talent d'écriture qu'à quelque chose qu'on sous-estime souvent au départ : la constance. Publier, ajuster, relier, mois après mois.

Ce que ça a donné dans le temps

Le trafic a grimpé mois après mois, comme le montre la courbe plus haut, et il est resté. Les demandes ont suivi le même chemin : formulaire, prises de rendez-vous et simulateur sont passés de 54 à 133 sur la période, des contacts qui arrivaient déjà informés, souvent déjà décidés.

Avant / Après

La même scène, à seize mois d'écart. Un salarié apprend son licenciement un jeudi, et tape sa question sur Google le soir même.

Avant

Il tombe sur des forums contradictoires et sur les cabinets les mieux placés, parfois à l'autre bout de la France. Celui de Nîmes, en page 3, n'a jamais existé pour lui. Le dossier est parti ailleurs, comme d'autres ce mois-là.

31e position moyenne · 4 000 visites/mois
Après

Le guide du cabinet s'affiche en haut des résultats. Il lit, comprend ses délais et ce qu'il peut demander. Quand il appelle le lendemain, sa décision est déjà prise.

11e position moyenne · 10 500 visites/mois · +146 % de demandes

Key wins

Ce que cette histoire a confirmé, et que vous pouvez garder pour votre cabinet.

  • Les questions des salariés pèsent beaucoup plus lourd que les mots-clés « avocat ». « Licenciement » représente 74 000 recherches par mois, presque 200 fois plus que « avocat droit du travail à Nîmes ». C'est sur ces questions que le cabinet a bâti sa place.
  • Bien répondre finit par gagner aussi la requête commerciale. Sans la viser directement, le cabinet est remonté en première page sur « avocat droit du travail à Nîmes », un clic que d'autres payaient 5,97 € en publicité.
  • Un lecteur aidé devient une demande qualifiée. Les demandes de contact sont passées de 54 à 133 (+146 %), formulaire, prise de rendez-vous et simulateur confondus. Sans démarcher.
  • Seize mois de régularité ont pesé plus qu'un coup d'éclat. La position moyenne est passée de la 31e à la 11e place, et la courbe a tenu. Le plus dur, dans bien des cas, reste de durer.